Les bénéfices de l’activité physique pour la maladie d’Alzheimer

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Les bénéfices de l’activité physique pour la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer (MA) est une maladie neurodégénérative caractérisée par une perte des fonctions cognitives comme la mémoire, le langage, la réflexion et le raisonnement. Elle représente la forme de démence la plus répandue (80%) et 44 millions de personnes sont touchées par cette maladie dans le monde [1].

Stimuler son cerveau avec des jeux de mémoire est bien connu pour ralentir la progression de cette maladie, mais qu’en est-il de l’activité physique ?

Dans cet article, la prévention de la MA et les bénéfices de l’activité physique seront discutés. Également, nous allons vous expliquer comment la kinésiologie peut vous aider dans la gestion de cette maladie.

En général, l’activité physique a deux rôles importants : la prévention de la maladie et la prise en charge de la maladie suite au diagnostic.


Comment prévenir ou plutôt comment réduire le risque d’avoir la MA ?


Être physiquement actif tout au long de notre vie est bien connu pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Cela est aussi vrai pour les maladies neurodégénératives, comme la MA. En effet, l’activité physique aide à retarder le vieillissement précoce du cerveau et ainsi retarder les épisodes de pertes de mémoire [2]. Le vieillissement cause naturellement une diminution des fonctions cognitives et l’activité physique permet de diminuer cet effet de l’âge sur notre fonctionnement cérébral et ainsi prévenir l’apparition de démence [3].

« J’aurais dû commencer plus tôt à faire de l’activité physique », vous me direz. Il n’est pas trop tard! Effectivement, commencer l’activité physique tardivement a également démontré des résultats positifs pour retarder le vieillissement du cerveau. Ainsi, un mode de vie actif est bénéfique pour ralentir les déclins cognitifs reliés à l’âge, et ce peu importe votre niveau d’activité physique actuel [2].

La MA est également associée à plusieurs facteurs de risque non-modifiables (âge, historique familial, présence d’un gène) et modifiables (hypertension, obésité, dépression, diabète, tabagisme et sédentarité). Ceux-ci augmentent le risque de développer de la démence. Bonne nouvelle, la pratique régulière d’activité physique a un effet positif sur tous les facteurs de risque modifiables et diminue de 45% le risque de développer la MA [2]. Une bonne raison de faire de l’exercice!

En résumé, en termes de prévention de la MA, l’activité physique permet de : 



Bénéfices de l’activité physique


3 aspects de notre mode de vie peuvent ralentir le déclin cognitif dans la MA [3] : 


Concentrons nous sur ce dernier. Quels sont les bénéfices de l’activité physique dans la prise en charge de la MA? Les études sont claires sur le sujet, suite à un programme d’activité physique, les performances cognitives sont améliorées chez les gens atteints de démence [3]. Plus concrètement, cela signifie de meilleures capacités d’attention, de planification, de résolutions de problèmes et de mémoire. Ainsi, cela se traduit par une meilleure autonomie dans les activités de la vie quotidienne chez les personnes atteintes de démence.

De plus, en adoptant un mode de vie actif, non seulement cela ralentit la progression de la MA, mais aide à garder une autonomie pour les tâches de la vie quotidienne. Effectivement, en faisant de l’activité physique régulièrement, cela permet d’augmenter les capacités cardiovasculaires ainsi que la force musculaire en vieillissant, ce qui réduit les risques de chute et favorise une meilleure qualité de vie.

En résumé, suite au diagnostic de la maladie, l’activité physique permet de :



L’évaluation et le suivi en kinésiologie


C’est bien beau les bénéfices de l’activité physique. Mais maintenant, par où commencer? C’est ici que le kinésiologue entre en jeu.

Avant d’entreprendre un programme d’activité physique, il est généralement conseillé de consulter un kinésiologue. Il est d’autant plus important lors d’une condition particulière, comme la MA. Effectivement, cette maladie vient avec son lot de particularités, comme des pertes de mémoire, des difficultés de communication et une difficulté à comprendre son environnement. Ainsi, le kinésiologue est votre allié pour bien vous guider dans l’intégration de l’activité physique pour la prise en charge de la maladie. Celui-ci pourra également répondre à vos questionnements : Quels exercices je fais? À quelle intensité? Pendant combien de temps?

Les recommandations ne sont pas encore claires quant à la fréquence, la durée et le type d’exercice qui sont les plus efficaces. Toutefois, il semble avoir une plus grande amélioration de la performance cognitive lorsque les activités physiques sont d’une durée de maximum 30 minutes et ce, trois fois par semaine [3]. Également, la plupart des études ont été réalisées avec des exercices aérobie (cardio), donc peu d’études existent quant aux bénéfices de l’entraînement musculaire pour ralentir le déclin cognitif. Toutefois, tel que mentionné plus haut, il est important d’inclure des exercices de musculation pour éviter la perte de masse musculaire, qui affecte négativement l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne. Vous pouvez donc appliquer ces conseils à la maison en choisissant une activité telle que la natation, la marche, le zumba, etc. N’oubliez pas d’inclure des exercices de musculation, importants pour l’autonomie comme expliqué plus haut. 

Lors de l’évaluation avec votre kinésiologue, celui-ci évaluera vos capacités physiques comme votre force musculaire, votre mobilité, votre équilibre et votre capacité cardiovasculaire. Cette évaluation permettra ensuite de vous faire un plan adapté selon vos limitations physiques et cognitives. Ce plan d’action adressera toutes les composantes nécessaires pour assurer une bonne autonomie et favoriser une bonne qualité de vie.

Vous avez maintenant en main votre plan d’action. La prochaine étape est de vous assurer de la bonne exécution des exercices et de le faire dans un environnement sécuritaire. Voilà l’importance d’un suivi avec votre kinésiologue. Celui-ci permettra de bien vous encadrer, d’assurer la bonne exécution des exercices et de bien progresser les exercices. 

Un suivi avec votre kinésiologue permettra donc de s’assurer de la bonne prise en charge de la maladie dans tous ses aspects : diète, cognition et activité physique. Vos objectifs sont entre de bonnes mains avec votre kinésiologue.


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Sources :

[1] Dumurgier, J., & Sabia, S. (2020). Epidemiology of Alzheimer's disease: latest trends. La Revue du Praticien, 70(2), 149-151.

[2] De la Rosa, A., Olaso-Gonzalez, G., Arc-Chagnaud, C., Millan, F., Salvador-Pascual, A., García-Lucerga, C., ... & Gomez-Cabrera, M. C. (2020). Physical exercise in the prevention and treatment of Alzheimer's disease. Journal of sport and health science, 9(5), 394-404.

[3] Jia, R. X., Liang, J. H., Xu, Y., & Wang, Y. Q. (2019). Effects of physical activity and exercise on the cognitive function of patients with Alzheimer disease: a meta-analysis. BMC geriatrics, 19(1), 1-14.


Kinésiologue

Joanie Macédo

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